Le lexique donne le vocabulaire de base. Ce glossaire va plus loin : chaque pratique du libertinage expliquée avec ses nuances, sa réalité en club, et parfois notre propre vécu. On l’a classé du plus soft au plus intense : pas pour hiérarchiser ce qui est « mieux », juste pour vous aider à situer où vous en êtes, ou où vous avez envie d’aller.
Côte-à-côtisme
Deux couples qui se retrouvent dans le même espace, chacun avec son propre partenaire, sans se toucher ni interagir entre eux. Une pratique souvent citée comme premier pas en club : on partage le moment, la proximité, le regard, sans franchir le cap d’interagir avec les autres.
Ça arrive d’ailleurs parfois sans le chercher : on s’installe pour jouer dans une alcôve, un autre couple nous rejoint pour faire de même de son côté, sans qu’il y ait la moindre interaction entre les deux.
Voyeurisme
Le plaisir de regarder d’autres personnes en pleine action, sans forcément y participer. C’est une pratique très présente en club, même chez les couples qui ne se définissent pas comme voyeuristes : se balader dans les étages, observer les autres, ça finit toujours par arriver à un moment de la soirée.
Et peut-être que ce joli couple vous invitera à les rejoindre.
Exhibitionnisme
Le plaisir d’être regardé, de se montrer aux autres pendant un moment intime. C’est le miroir du voyeurisme : les deux vont souvent de pair dans une soirée. Et on peut vous le dire : se savoir observé, ça peut être très excitant.
À l’inverse, c’est peut-être vous qui aurez envie d’inviter un des spectateurs dans vos jeux.
Triolisme
Un couple qui invite une troisième personne à se joindre à eux, le temps d’un moment à trois. On a pratiqué à nos débuts, moins maintenant. Ce qu’on a surtout remarqué : au début, la plupart des couples cherchent une femme pour ce trio : sauf que ces femmes-là, les fameuses « licornes », sont rares et difficiles à trouver.
Dans notre cas, en pratique, c’est quand même le plus souvent un homme qui nous a rejoints.
Mélangisme
Plusieurs couples réunis dans un même espace, avec des interactions possibles, mais sans pénétration hors couple.
En pratique, c’est souvent porté par des couples où la femme est bisexuelle : la pratique se centre alors sur les jeux entre femmes, pendant que les hommes restent plus en retrait.
C’est la toute première expérience qu’on a faite, quand on se cherchait encore.
Échangisme
L’échange de partenaires entre deux couples, avec pénétration hors couple, dans un cadre organisé ensemble.
C’est la pratique la plus connue du grand public ( l’image qui vient en premier quand on parle de libertinage ) même si le milieu est bien plus varié que ça dans la réalité des soirées.
2+2
Deux couples qui se rencontrent, chacun dans un duo séparé. Contrairement à l’échangisme vécu en groupe, le 2+2 laisse chaque duo évoluer dans son propre espace, tout en restant dans un cadre organisé ensemble.
L’avantage, pour nous : chaque duo vit à son rythme, sans avoir à tenir compte de l’autre duo.
Orgie
Plusieurs partenaires réunis dans une même scène, au-delà du couple ou du trio : le format le plus large du libertinage en groupe. Contrairement au gang bang (une personne, plusieurs partenaires du même sexe), l’orgie mélange les configurations, sans hiérarchie de qui est au centre.
On s’est déjà retrouvés dans des jeux à 4-5 couples : l’ambiance change du tout au tout par rapport à un 2+2 ou un trio, forcément plus intime.
Candaulisme
Le plaisir de regarder sa/son partenaire avec quelqu’un d’autre, sans nécessairement participer soi-même.
Un ami à nous, candauliste depuis dix ans, résume bien la nuance : en dix ans de libertinage, il n’a joué que 2 ou 3 fois avec une autre femme : l’essentiel de sa pratique reste dans le regard, pas l’échange.
Et entre nous, qui n’a jamais eu envie d’être spectateur, même un petit peu ?
Pluralité masculine (gang bang)
Une femme au centre de l’attention de plusieurs hommes en même temps. Le seuil généralement retenu : à partir de 3 hommes autour d’une même femme (donc 4 participants minimum) : en dessous, on reste dans le trio.
C’est la pratique qu’on a le moins pratiquée, pas parce qu’on trouve ça mal, mais parce que ce n’est pas dans nos envies.
Conclusion
Aucune de ces pratiques n’est une case à cocher obligatoire. La plupart des couples libertins piochent dans plusieurs d’entre elles selon les soirées, l’envie du moment ou simplement l’alchimie avec les autres présents. Le seul vrai prérequis, quelle que soit la pratique : le consentement de tout le monde, à chaque étape.







