Lundi matin, machine à café. “Alors, ce week-end ?” On connaît tous la question, posée sans arrière-pensée par un collègue qui fait la conversation. Sauf que quand on vit le libertinage, cette question toute simple peut soudain sembler piégée. Faut-il inventer une histoire ? Rester vague ? Tout dire ?
Chez nous, la règle est simple : on ne ment jamais, mais on ne raconte pas non plus tout à tout le monde. La discrétion, ce n’est pas se cacher : c’est choisir avec qui on partage quoi.
Des réponses vraies, sans tout dévoiler
Pas besoin d’inventer une fausse vie. On peut rester dans le vrai en restant simplement plus large :
- “On a passé un super week-end en amoureux.” C’est vrai, et ça ferme naturellement la conversation sans donner de détails.
- “On avait une soirée entre adultes, on s’est bien amusés.” Volontairement flou, mais honnête : libre au collègue d’imaginer ce qu’il veut.
- “Rien de spécial, on s’est fait une petite escapade.” Si le club se trouvait dans une autre ville, c’est même totalement exact.
Ces réponses ne sont pas des mensonges. Ce sont des versions vraies, juste racontées à la bonne distance.
Le monde est plus petit qu'on ne le pense
On a une anecdote qui illustre bien pourquoi cette discrétion a du sens. On a rencontré un jour deux couples, dont les deux femmes étaient collègues de travail : sans que l’une sache que l’autre était libertine, ni l’inverse. Un vendredi, elles se racontent chacune qu’elles ont une soirée prévue le week-end suivant. Même ville, même thème… elles ne font pas le lien. Et le samedi soir, elles se retrouvent nez à nez, chacune arrivée de son côté, à la même soirée.
Personne n’a menti, personne n’a été démasqué : juste deux vies parallèles qui se sont croisées par hasard. Mais l’histoire dit bien une chose : le milieu est plus petit qu’on l’imagine, et la discrétion qu’on s’impose au travail n’est jamais une précaution inutile.
La discrétion n'est pas de la honte
Il y a une nuance importante à garder en tête : ne pas en parler au bureau n’a rien à voir avec le fait d’en avoir honte. On ne raconte pas non plus les détails de sa vie de couple “classique” à ses collègues : la vie libertine n’échappe pas à cette même logique de vie privée. La fierté d’être soi ne se mesure pas au nombre de personnes à qui on le raconte.
Et si quelqu'un insiste ?
Ça arrive. Un collègue un peu trop curieux qui pousse la question. Dans ce cas, une réponse simple et calme suffit généralement à couper court : “Disons que c’était un week-end qui restera entre nous.” Dit avec un sourire, ça referme la porte sans créer de malaise et la plupart des gens comprennent le signal.
Ce qu'on retient
Il n’y a pas de martingale universelle, chacun trouve sa formule selon son cercle professionnel et son degré d’aisance. Mais le principe reste le même : rester vrai, choisir sa distance, et ne jamais confondre discrétion et dissimulation. On a le droit de vivre pleinement sa vie libertine ET de garder son lundi matin tranquille.





