Santé sexuelle en libertinage : la routine réaliste des couples qui pratiquent

On ne va pas se mentir : on n’a pas toujours été aussi carrés. La première année, on était mal informés et le dépistage n’était clairement pas notre priorité. On s’est dit qu’on verrait plus tard, que tout allait bien. Résultat : notre premier dépistage nous a réservé une mauvaise surprise. Rien de dramatique avec le recul, mais un vrai signal d’alarme sur le moment et le déclic qui nous a fait passer d’une vigilance approximative à une vraie routine.

Parce que c’est bien de ça qu’il s’agit : une routine. Pas une réaction de panique après coup, pas un sujet qu’on aborde seulement quand quelque chose cloche. Le dépistage, ça fait partie du job au même titre qu’un rendez-vous chez le dentiste. On ne le fait pas parce qu’on a un doute, on le fait parce que c’est la moindre des choses quand on a une vie sexuelle active à plusieurs.

Le rythme concret

Il n’y a pas de fréquence universelle : le bon rythme dépend surtout de la fréquence de vos sorties et rencontres. Chez nous, on se fait dépister tous les 3 mois. Un rythme qui a du sens rapporté à notre activité : environ une sortie par mois en moyenne. Un couple qui pratique plus souvent aura sans doute intérêt à resserrer le rythme ; un couple plus occasionnel pourra l’espacer davantage.

Il y a aussi les moments qui justifient un dépistage ponctuel, même hors routine : typiquement au retour d’une semaine au Cap d’Agde ou de toute période où les rencontres se sont multipliées. Dans ce cas, pas besoin d’attendre l’échéance des 3 mois : on se dépiste en rentrant.

L’idée n’est pas de suivre un calendrier universel, mais d’ajuster le sien à sa propre réalité et surtout de ne jamais le laisser filer sous prétexte qu’on se sent en confiance avec ses partenaires.

En parler avant, sans tabou

Le préservatif protège efficacement lors de la pénétration : c’est un fait. Mais dans la pratique, il est presque exclusivement utilisé pour cet usage là, beaucoup plus rarement pour le sexe oral. Or plusieurs IST (herpès, chlamydia, gonorrhée, syphilis, HPV) se transmettent aussi par cette voie. Un angle mort fréquent, même chez des couples par ailleurs très rigoureux.

C’est justement pour ça qu’aborder franchement le statut sérologique et la dernière date de dépistage avec des nouveaux partenaires compte autant que la protection elle-même. Des solutions comme la digue dentaire existent pour le sexe oral, mais restent peu répandues dans le milieu : la plupart des couples s’en remettent plutôt au dépistage régulier et à la discussion en amont.

Une vigilance qui se voit, aussi

Ce réflexe de transparence, on le retrouve jusque sur les sites de rencontres libertines, où pas mal de couples affichent directement leur position sur le sujet plutôt qu’une date précise. Sur notre profil, par exemple : « Pour être sûr de ne garder que de bons souvenirs de nos rencontres, nous nous faisons tester régulièrement, si ce n’est pas votre cas merci de passer à une autre fiche. » Une façon simple de poser le sujet dès le départ, sans avoir à y revenir plus tard dans l’échange.

La trousse toujours prête

Même si la plupart des clubs mettent des préservatifs à disposition, on préfère avoir les nôtres sur nous : une question d’habitude, de taille, de marque de confiance. C’est exactement l’idée derrière notre Pack Essentiels Libertins : une trousse compacte avec préservatifs et lubrifiant, pensée pour accompagner chaque soirée sans y penser. D’ailleurs, si tu veux comprendre d’où nous est venue cette idée, on raconte toute l’histoire dans  » Le Déclic « .

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